La genèse d’un patrimoine

La genèse d’un patrimoine

27 mai 2019 0 Par slr3105

Après une longue expatriation, d’où nous sommes revenus en juillet 2016, il était nécessaire pour mon mari et moi-même de se repositionner sur le marché du travail français. Notre objectif se résumait à cela. Quand il fut atteint, nous avons commencé à mûrir un projet immobilier qui s’est finalement concrétisé de façon très imprévue.

En effet, il y a quelques jours, nous avons signé une promesse d’achat avec 0 économie pour un appartement neuf, frais de notaire offerts et des frais de séquestre réduits à 1500 euros. Livraison prévue 2e semestre 2020 à Antony dans les Hauts-de-Seine.

Vous souhaitez savoir comment nous sommes parvenus à débuter la création d’un patrimoine pour préparer notre retraite ? Je vous dis tout de notre parcours et vous invite à suivre mon aventure immobilière.

Acheter notre résidence principale : un projet impossible

De nombreux facteurs nous ont longtemps interdit de penser à l’achat d’un bien immobilier à Antony. Mais étions-nous sur la bonne voie ?

Un projet bien compromis

Après une reprise d’études dans nos domaines respectifs, le démarrage de nos activités professionnelles fut timide. Nous voulions donc simplement nous poser dans notre nouvel appartement en location, investi en janvier 2019. Résidence tranquille, loyer correct. On était bien. Nous ne regardions même pas à acheter car nous pensions que cela relevait de l’impossible : pas assez d’ancienneté, une micro-entreprise avec 6 mois de bilan. Qui nous prêterait ?

Des choix à assumer

Par ailleurs, il nous était impossible de quitter les Hauts-de-Seine, mais surtout Antony que nous aimons et avions longuement étudiée avant notre retour. La raison en est assez simple. Antony est une ville paisible, familiale avec beaucoup de parcs et dotée de cinq stations de RER : 4 sur la ligne B (Croix de Berny, Antony, Fontaine-Michalon, Les Baconnets), 1 sur la ligne C (Chemin d’Antony). Proche de Paris et du plateau de Saclay, donc des grandes écoles – au cas où nos filles auraient la bonne idée de vouloir les intégrer : mais ça c’est une autre histoire !!! – Antony est le meilleur compromis pour bénéficier de la proximité de Paris, de toutes les commodités et d’un cadre de vie très sympathique au quotidien.

Des prix hors de portée

De plus, côté activités, la mairie fait réellement tout pour offrir aux jeunes Antoniens et à leurs parents une offre de loisirs diversifiée et de qualité. Non vraiment, quitter Antony n’était pas envisageable. Mais acheter un bien de type T5 l’était tout autant. Les prix dépassant les 400/500 cent mille euros, voire bien plus, on ne pouvait espérer acheter un bien que d’ici 6 à 10 ans. Et encore !

Combien coûtera le prix au mètre carré à Antony à ce moment-là ? Sans compter que nous ne sommes plus tout jeunes, ce qui très prochainement nous entraînera dans les incontournables questionnaires de santé, les restrictions des banquiers…

Pour toutes ces raisons, l’idée de l’achat d’une résidence principale a été rapidement écartée. Cependant, conscient qu’il nous fallait épargner en misant sur un investissement immobilier, notre réflexion a commencé à suivre d’autres pistes.

Pourquoi pas une résidence secondaire ?

En mars 2019, après un week-end au Tréport, ville estivale de mon enfance et que j’aime profondément malgré ses allures bougonnes en hiver, j’ai commencé à casser les pieds à ma moitié pour y acheter une petite maison.

Un début d’épargne assez facile

Ainsi, durant les week-ends et les vacances scolaires, il nous aurait été aisé d’y venir – c’est à seulement 2 heures de route d’Antony – et de profiter de l’air marin. De plus, les prix variant entre 45 000 à 100 000 euros, je me disais qu’avec nos salaires, il serait tout de même facile de convaincre un banquier de nous prêter cette somme.

Les Hauts-de-Seine, un véritable toc !

Mais avant d’en convaincre un, il fallait convaincre Monsieur. Et, malgré toute ma patience, mes stratagèmes, mes suppliques, rien n’y a fait. Impossible de le pousser à acheter une maison dans la ville où je passais enfant toutes mes vacances : trop gris, trop froid, trop triste, trop de travaux… Les raisons pleuvaient.

A chaque argument, une objection pour arriver toujours à la même conclusion :

“On vient quand tu veux au Tréport, ma chérie, mais si j’achète ce sera dans les Hauts-de-Seine ! Je suis ainsi sûr de ne pas perdre d’argent, de vendre rapidement…”

Têtu le mec !

“Mais, t’as pas l’argent pour !

-Eh bien, on n’achète pas ! On fait des économies sur tous les postes de dépenses jusqu’à ce qu’on puisse acheter quelque chose. C’est tout !”

Epargner oui, mais pas à n’importe quel prix !

Ce qu’il faut comprendre, chers lecteurs, par “sur tous les postes de dépenses” c’est sur TOUT ! Et moi me priver sans cesse pour acheter des pierres, en vérité c’est pas trop mon truc. Je suis plutôt du genre à gâter mes enfants, aller au théâtre, faire un bon resto, aller au ciné… Donc tout cela a commencé à sérieusement me travailler.

J’ai alors réfléchi à ce que nous voulions vraiment. Avions-nous pris le problème dans le bon sens ? En réalité, on cherchait à épargner et à préparer notre retraite.

Ne pas voir trop grand

Dans ce cadre, comment concilier l’exigence d’épargne forcée de mon mari, tout en ne grévant mes revenus d’une taxe bien plus grande que l’impôt de l’Etat français : celle de la cotisation obligatoire à l’épargne conjointe pour acheter un futur home sweet home qui coûterait forcément les yeux de la tête puisqu’il se situerait inexorablement dans les Hauts-de-Seine ?

Une curiosité payante

Pour tout vous avouer, je ne sais plus vraiment comment m’est venue l’idée de regarder les résidences neuves :

  • la pléthore de constructions sur Antony et alentours;
  • les différents mails que je reçois régulièrement pour mon travail de rédactrice spécialisée en immobilier;
  • les discussions entre amis
  • etc.

Très certainement un peu de tout cela. Par pure curiosité, j’ai commencé en mai 2019 à regarder de plus près les différents programmes immobiliers dans le neuf, et bien sûr, dans les Hauts de Seine. L’idée, vous l’avez compris, n’était plus d’acheter une résidence principale mais un petit bien, de type T3, que nous pourrions louer dans un premier temps puis investir lorsque les enfants auraient quitté notre appartement actuel qui est réellement spacieux et agréable.

Un courtier en immobilier : LA bonne idée !

De programmes en programmes, un commercial m’invite à me rapprocher d’un courtier en immobilier afin de déterminer ma capacité d’emprunt. Mais, la réponse fut sans appel. Il faut au moins attendre 3 ans pour présenter trois bilans de ma société et convaincre un banquier, même pour un investissement locatif ! Punaise ! Ma traversée du désert va me sembler une éternité !

Plan du Projet Renaissance de la société Icade

Jusqu’au jour où une commerciale de la société Icade, filiale de la Caisse de Dépôt et spécialisée dans la promotion immobilière, me contacte. Elle répond à une demande d’informations soumise sur son site avant le retour du courtier. On échange. Je l’informe de ma situation et de la réponse de ce dernier.

” Vous êtes sûre de cette réponse Madame ?

-Oui.

-Me permettez-vous de soumettre votre dossier à un autre courtier ?

-Si vous voulez.”

Le lendemain, un autre courtier m’informe que mon dossier est tout à fait finançable. “Le bien doit être entre 240 et 260 K€. Et, le dossier sera porté par le seul salaire de votre mari qui devrait convaincre un banquier à vous suivre sur un projet d’investissement locatif”. A ce prix-là, ce sera un T2. BANCO !